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Face à la menace anglaise d'un blocus des ports militaires bretons, Napoléon Ier envisage de faire de Pontivy, située au centre géographique de la Bretagne dans le Morbihan, un centre stratégique afin de continuer le pourvoiement des arsenaux .

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Le 30 fructidor an X (17 septembre 1802), il lance la canalisation du Blavet entre Hennebont et Pontivy afin de relier cette dernière au canal de Nantes à Brest, et lance la construction d'une ville. Le 18 brumaire an XII (9 novembre 1804), Pontivy prend le nom de Napoléonville.

Les ingénieurs Jean-Baptiste Pichot puis Gaspard de Chabrol ont la lourde charge de bâtir une ville ex-nihilo, attenante à la cité médiévale aux maisons à pans de bois, sur un plan géométrique d'architecture impériale avec de larges artères pavées et des jardins publics autour d'un grand espace rectangulaire, la place impériale. Les rues en damier reçoivent des noms liés à l'Empire. L'infrastructure publique représentera le pouvoir impérial : importante caserne de cavalerie, hôtel de ville, sous-préfecture, palais de justice, maison d'arrêt, lycées, halle-théâtre, hôpital de 300 lits et, plus tard, gare de chemin de fer. De grandes demeures bourgeoises se construisent le long des nouvelles avenues et sur les terrains des communes limitrophes, annexées.

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Pontivy gardera son nom de Napoléonville jusqu'en 1815, puis le reprendra pendant les 100 jours, ainsi que sous le Second Empire. Et c’est d'ailleurs Napoléon III qui, visitant la Bretagne en 1858, fait lancer la construction de l’Eglise Impériale de Pontivy (Saint-Joseph), avec ses propres deniers.

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